Image d'une machine à écrire

Écrire seule, publier seule, promouvoir seule… Ce que l’autoédition m’a appris sur moi (et sur ma patience !)

Quand j’ai décidé de me lancer dans l’autoédition, je ne mesurais pas vraiment l’ampleur de l’aventure. J’imaginais un processus simple : j’écris, je clique sur « publier », et hop, mon livre est dans les mains des lecteurs. Spoiler alert : ce n’était pas aussi simple ! Mais ce parcours solitaire m’a appris bien plus que je ne l’aurais cru, sur mon travail, sur ma persévérance, et surtout, sur moi-même.

Si vous aussi vous rêvez de vous lancer, ou si vous êtes déjà en plein dans le bain, je vous partage mes découvertes, mes galères et mes petites victoires. Parce qu’écrire seule, c’est une chose. Publier seule, promouvoir seule, et tenir bon malgré les doutes, en voici une autre !

L’autoédition, ou l’art de tout faire soi-même (même ce qu’on ne maîtrise pas)

Quand on choisit l’autoédition, on signe pour un marathon, pas un sprint. Finis les éditeurs qui s’occupent de tout : c’est vous qui écrivez, vous qui corrigez, vous qui choisissez la couverture, vous qui gérez la mise en page, et vous qui criez au monde : « Hé, mon livre existe ! » depuis votre petit coin d’écran.

Au début, j’ai cru que le plus dur serait d’écrire. En réalité, écrire n’était que la première étape. Vient ensuite le moment de se confronter à des tâches qui, jusqu’alors, ne faisaient pas partie de mon quotidien : créer un visuel accrocheur, comprendre les mystères des formats ePub et PDF, et surtout, apprendre à parler de mon livre sans avoir l’impression de forcer les gens à m’écouter.

J’ai passé des nuits sur Canva pour concevoir une couverture qui ne fasse pas « fait maison » (spoiler : la première version était catastrophique). J’ai lu des dizaines d’articles sur le référencement, les mots-clés, et les algorithmes des plateformes de vente. J’ai même dû me familiariser avec des termes comme « ISBN », « droit d’auteur » et « Bibliothèque Nationale de France ».

Mon conseil ? Acceptez de ne pas tout savoir dès le départ. Personne ne naît en sachant tout, et chaque erreur est une leçon. Mon premier livre avait une couverture que je trouve aujourd’hui perfectible, mais il est sorti. Et ça, c’est déjà une victoire !

La patience, cette alliée inattendue

Si l’autoédition m’a appris une chose, c’est la patience. La patience de peaufiner un texte encore et encore, jusqu’à ce qu’il sonne juste. La patience d’attendre les retours des bêta-lecteurs (et de ne pas les harceler tous les deux jours pour savoir s’ils ont commencé). La patience de voir les ventes démarrer… lentement. Très lentement.

Il y a des jours où j’ai envie de tout lâcher, où je me dis que personne ne lira jamais mes mots, que je perds mon temps. Et puis, il y a ces petits moments qui font tout basculer : un message d’un lecteur qui a aimé mon histoire, une critique positive sur une plateforme, ou simplement le fait de tenir mon livre entre mes mains et de me dire : « Je l’ai fait. Seule. »

L’autoédition, c’est aussi apprendre à célébrer les petites étapes :

  • Le jour où vous recevez votre premier exemplaire papier.
  • Le premier inconnu qui achète votre livre.
  • Le premier commentaire qui vous fait réaliser que votre histoire a touché quelqu’un.

Ces moments-là, aussi minuscules soient-ils, deviennent des phares dans les périodes de doute.

Se promouvoir sans se sentir illégitime

Parler de son propre travail, c’est un exercice étrange. On a souvent l’impression de se vanter, de déranger, ou de passer pour une « vendeuse » plutôt qu’une auteure. Pourtant, si vous ne le faites pas, qui le fera à votre place ?

J’ai dû apprendre à surmonter cette gêne. J’ai créé des comptes sur les réseaux sociaux, j’ai osé partager des extraits… Au début, c’était terrifiant. « Et s’ils ne répondent pas ? Et s’ils n’aiment pas ? » Mais avec le temps, j’ai compris une chose : ceux qui aiment votre univers vous trouveront. Il faut simplement leur donner la chance de vous découvrir.

Astuce : Trouvez votre propre voix pour promouvoir votre livre. Certains aiment les posts inspirants, d’autres préfèrent l’humour, d’autres encore les stories « making-of ». L’important, c’est de rester authentique. Les lecteurs sentent quand on force le trait, et ils apprécient la sincérité bien plus qu’un discours marketing trop lissé.

Ce que l’autoédition m’a révélé sur moi

En me lançant seule, j’ai découvert des facettes de moi que je ne connaissais pas :

  • Ma capacité à me former : J’ai appris à utiliser des logiciels, à comprendre les rouages du marketing, à gérer un budget (même minuscule).
  • Ma résilience : Les refus, les silences, les ventes qui stagnent… Tout cela fait partie du jeu. Mais chaque obstacle franchi renforce la fierté d’y être arrivée par mes propres moyens.
  • Ma créativité : Quand on n’a pas les moyens de payer des professionnels, on invente des solutions. Et parfois, ces solutions sont bien plus originales que ce qu’on aurait imaginé au départ.

Et puis, il y a cette liberté incroyable : celle de choisir ses sujets, ses délais, ses collaborations. Personne ne m’impose de deadline ou de thème. Je suis libre d’écrire ce qui me passionne, et c’est un luxe inestimable.

Et si c’était à refaire ?

Sans hésiter, je recommencerais. Parce que l’autoédition, c’est bien plus qu’un moyen de publier : c’est une école de vie. Elle vous apprend à vous faire confiance, à vous dépasser, et à réaliser que vous êtes capable de bien plus que vous ne le pensez.

Alors, si vous hésitez encore, voici ce que je vous dirais :

  • Lancez-vous. Même si ce n’est pas parfait, même si vous avez peur. Le « bon moment » n’existe pas.
  • Entourez-vous. Même en autoédition, vous n’êtes pas obligé(e) de tout faire seul(e). Il existe des communautés d’auteurs, des groupes d’entraide, des ressources gratuites pour vous accompagner.
  • Faites-vous plaisir. Écrire doit rester une passion, pas une corvée. Si vous aimez votre projet, ça se sentira, et les lecteurs aussi.

En conclusion : une aventure qui change tout

L’autoédition, c’est un mélange de doutes, de fierté, de travail acharné et de moments de grâce. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est toujours enrichissant. Et surtout, c’est une aventure qui vous appartient entièrement.

Alors, prêt(e) à vous lancer ? Ou peut-être êtes-vous déjà en train de vivre cette expérience ? Racontez-moi en commentaire ce que l’autoédition vous a appris !


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