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Écrire un livre de famille : doutes, émotions et cheminement personnel au fil des chapitres

Écrire un livre de famille, c’est souvent présenté comme une belle aventure. Un projet de transmission, de mémoire, d’amour. Et c’est vrai ! Mais on parle beaucoup moins de l’envers du décor : les doutes, les hésitations, les moments de découragement, les questions qui surgissent au fil des pages.
Aujourd’hui, j’ai eu envie de te parler de ça : de ce que j’ai ressenti en écrivant mon livre de famille, chapitre après chapitre. Parce que si toi aussi tu envisages d’écrire l’histoire de ta famille, je veux que tu saches que tes doutes sont normaux, et surtout, que tu n’es pas seul(e) !

Écrire un livre de famille : un projet plus intime que prévu

Au départ, je pensais me lancer dans un travail presque “technique”. Rassembler des faits, des dates, des documents. Organiser les générations. Mettre tout ça dans un ordre logique.
Mais très vite, j’ai compris que ce n’était pas juste un livre.
C’était une plongée dans l’intime.
Chaque acte d’état civil, chaque photo ancienne, chaque anecdote réveillait quelque chose. Des souvenirs, des émotions, parfois des blessures. Écrire un livre de famille, ce n’est pas seulement raconter le passé, c’est aussi se confronter à ce qu’il remue en nous.

Le premier doute : “Ai-je le droit d’écrire tout ça ?”

Très tôt, un doute s’est installé, un doute presque paralysant.

  • Ai-je le droit de raconter cette histoire ?
  • Ai-je le droit de parler de ces personnes, même disparues ?
  • Est-ce que je ne trahis pas une part de leur intimité ?

Je me suis rendu compte que ces questions sont très fréquentes chez celles et ceux qui écrivent un livre de famille. On porte une responsabilité, on devient, d’une certaine manière, la voix de ceux qui ne peuvent plus parler.
J’ai appris à avancer avec une règle simple : le respect.
Respect des faits, respect des personnes, respect des silences aussi. Tout n’est pas obligé d’être écrit. Et ça, c’est une vraie libération.

Le doute de la légitimité : “Qui suis-je pour écrire ce livre ?”

Un autre doute m’a accompagnée longtemps : celui de la légitimité.
Je ne suis pas historienne.
Je ne suis pas écrivaine “professionnelle”.
Alors qui suis-je pour écrire un livre de famille ?
Ce doute est sournois. Il donne envie de repousser le projet, de le remettre à plus tard. Pourtant, avec le recul, je crois que c’est justement parce que je fais partie de cette famille que ce livre a du sens.
Un livre de famille n’a pas besoin d’être parfait. Il a besoin d’être sincère et personne n’est mieux placé que toi pour raconter l’histoire de ta famille, l’histoire que tu as reçue, l’histoire que tu as cherchée.

La peur de mal faire, chapitre après chapitre

À chaque nouveau chapitre, les mêmes questions revenaient :

  • Est-ce que je raconte trop ?
  • Ou pas assez ?
  • Est-ce que c’est intéressant ?
  • Est-ce que quelqu’un prendra plaisir à lire ça ?

Il y a des chapitres que j’ai réécrits trois, quatre, parfois cinq fois. Des phrases que j’ai supprimées avant de les remettre. Des passages que j’ai hésité à garder.
J’ai compris que le doute fait partie intégrante du processus d’écriture. Il n’est pas un signe d’échec. Il est la preuve que l’on prend ce projet au sérieux.

Les émotions inattendues au fil de l’écriture

Je ne m’attendais pas à ressentir autant d’émotions.
Il y a eu des moments de joie, en redonnant vie à des ancêtres oubliés.
Des moments de fierté, en comprenant certains parcours de vie.
Mais aussi des moments plus lourds : tristesse, colère, incompréhension.
Écrire un livre de famille, c’est parfois faire des découvertes qui bousculent. Des secrets, des non-dits, des absences difficiles à expliquer. J’ai appris à accueillir ces émotions, sans chercher à les fuir.
Elles font partie de l’histoire et elles font aussi partie de moi.

Le découragement : quand l’envie d’abandonner s’invite

Je serais malhonnête si je te disais que j’ai toujours avancé avec enthousiasme. Il y a eu des phases de découragement.

  • Quand les sources manquaient
  • Quand les archives ne répondaient pas
  • Quand l’écriture semblait stagner

À ces moments-là, j’ai appris à faire une pause. Pas à abandonner, mais à respirer. À me rappeler pourquoi j’avais commencé. Pas pour écrire “le livre parfait”, mais pour transmettre une mémoire familiale.

Ce que l’écriture m’a appris sur ma famille… et sur moi

Avec le recul, écrire ce livre m’a transformée.
J’ai compris que ma famille n’était ni idéale ni décevante. Elle était simplement humaine. Avec ses forces, ses failles, ses silences et ses élans.
Et surtout, j’ai compris que ce livre n’était pas seulement tourné vers le passé. Il était aussi un pont vers l’avenir. Un cadeau pour les générations qui viendront, même si je ne les connaîtrai pas.

Si toi aussi tu doutes, c’est normal

Si tu envisages d’écrire un livre de famille et que tu doutes, sache une chose : c’est normal. Douter ne veut pas dire que tu n’es pas capable. Cela signifie simplement que ce projet compte pour toi !
Avance à ton rythme, écris pour toi avant d’écrire pour les autres et accepte que ce livre soit imparfait, parce que les familles le sont aussi !

Si tu veux me soutenir

Si ce témoignage t’a touché et que tu as envie de me soutenir dans ce travail de mémoire, sache que j’ai écrit un livre entièrement consacré à mon arrière-grand-père. À travers son parcours, j’ai voulu redonner une voix à un homme ordinaire, replacer sa vie dans son époque et transmettre une histoire familiale authentique, avec ses zones d’ombre et de lumière.
Acheter ou parler de ce livre, c’est soutenir une démarche de transmission, de généalogie vivante et d’écriture sincère. Et peut-être aussi, t’encourager toi-même à raconter l’histoire de celles et ceux qui t’ont précédé.

👉 Merci, du fond du cœur, à celles et ceux qui feront vivre cette mémoire.


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