Offrir un livre que vous avez écrit vous-même est un geste profondément intime.
Qu’il s’agisse d’un récit familial, d’un album de souvenirs ou d’un témoignage personnel, c’est un cadeau chargé de sens, surtout en fin d’année.
Mais attention : entre les délais d’impression, la charge émotionnelle et les réactions parfois imprévisibles de votre entourage, plusieurs pièges peuvent compliquer ce beau projet.
Voici les 3 erreurs à éviter pour offrir votre livre à votre famille en toute sérénité.
C’est l’erreur la plus fréquente.
En décembre, les imprimeurs croulent sous les demandes : albums photos, cadeaux personnalisés, projets étudiants, calendriers… Les délais s’allongent et les retards sont fréquents.
Concrètement, cela peut entraîner :
Pour un cadeau destiné à votre famille, anticipez 2 à 3 semaines à l’avance.
Si vous commandez plusieurs exemplaires, ajoutez encore quelques jours.
C’est une erreur que beaucoup sous-estiment : l’aspect émotionnel.
Offrir un livre que vous avez créé, surtout s’il parle de votre histoire ou de votre famille, c’est aussi s’exposer aux réactions de vos proches.
Et ces réactions peuvent être très différentes :
Chaque personne reçoit un récit familial avec son propre vécu, ses sensibilités, ses blessures, ses souvenirs.
Il est donc essentiel de garder en tête que :
Prenez de la distance.
Laissez aux autres le temps de lire, d’assimiler, de revenir vers vous plus tard.
Votre livre n’est pas un objet comme un autre : il touche à l’intime.
Souvent, les retours les plus touchants arrivent plusieurs jours… ou plusieurs semaines après.
En autoédition, le format joue un rôle essentiel dans le rendu final.
Un mauvais choix peut dévaloriser votre travail ou rendre la lecture moins agréable.
Quelques repères utiles :
Prenez le temps de comparer les options : l’objet final doit donner envie d’être feuilleté, conservé, transmis.
Offrir un livre que vous avez écrit, c’est partager un morceau de votre histoire.
C’est un cadeau qui ne se consomme pas, qui ne se jette pas, qui garde sa valeur au fil des années.
Avec un peu d’anticipation, une bonne préparation émotionnelle et des choix techniques réfléchis, vous pouvez transformer votre livre en cadeau inoubliable, celui qui restera précieusement rangé dans une bibliothèque familiale.
Si vous vous lancez dans l’écriture ou l’autoédition de votre histoire familiale, j’ai envie de vous partager la mienne.
J’ai écrit un livre sur mon arrière-grand-père, un homme dont je ne savais presque rien, sinon quelques bribes. Il se prénommait Augustin, il est devenu lunetier à Castelsarrasin. Et entre ces deux morceaux de vie… un immense vide.
Ce vide, j’ai voulu le comprendre. J’ai voulu lui rendre sa place.
Alors j’ai plongé dans les archives. Pas seulement des documents : des traces d’existence.
J’ai tourné des pages qui n’avaient plus été ouvertes depuis des décennies.
J’ai lu son nom dans des registres où personne ne le cherchait plus.
J’ai senti, parfois, une émotion que je n’attendais pas : la sensation de marcher à côté de lui.
👉 Ce livre raconte cette enquête humaine.
En écrivant, j’ai découvert bien plus que son histoire : j’ai compris d’où je venais, et comment un destin peut encore éclairer plusieurs générations plus tard.
Si ces thèmes vous touchent — les vies oubliées, les silences familiaux, les traces minuscules qui deviennent des preuves d’une vie — alors ce livre résonnera peut-être avec votre propre histoire !
Et oui… c’est aussi un cadeau très particulier à offrir en fin d’année, parce qu’il parle de racines, de transmission, et de ces liens invisibles qui nous tiennent debout.
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